Contribution française à GLOSS

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Stations françaises contribuant à GLOSS

La carte ci-jointe souligne dans le réseau de marégraphes GLOSS la contribution à laquelle la France s’est engagée au moment de l’élaboration du programme au début des années 1980. La contribution française au dispositif mondial peut paraître modeste au regard de son héritage et la richesse en observations du niveau de la mer. Nombreux sont en effet les organismes qui, dans le cadre de leurs missions, exploitent des marégraphes en France. Mais elle est aussi ambitieuse de par l’étendue géographique de cette contribution (voir carte ci-jointe) qui soulève de nombreuses questions d’ordre technique et administratif.

Le contexte est aujourd’hui plutôt favorable à une contribution française efficace à GLOSS. D’une part, le SHOM a été désigné référent pour une coordination nationale dans l’observation in situ du niveau de la mer, la gestion et la diffusion des mesures en résultant (voir l’instruction permanente du Premier ministre n°863/SGMer du 20 avril 2010). D’autre part, SONEL est reconnu par une labellisation de Service d’Observation de l’INSU (CNRS) et par une labellisation de Système d’observation et d’expérimentation au long terme pour la recherche en environnement (SOERE) de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi) en 2011.

Quelques éléments sur le fonctionnement de GLOSS

Il est en effet important de savoir que GLOSS (Unesco) n’a pas de ressources propres pour développer un tel réseau d’observatoires. L’action du programme GLOSS se situe au niveau mondial dans la coordination des ressources et des efforts des participants. Son succès repose sur la participation volontaire des pays et des organismes nationaux. C’est à ce niveau que doivent être mobilisés les moyens concrets, d’où l’importance du contexte de soutien évoqué ci-dessus.

Le programme est suivi par un groupe d’experts qui est constitué de contacts nationaux, d’ingénieurs et de scientifiques. Ce groupe a donc pour mission de suivre le développement du programme et de veiller à l’adéquation des objectifs scientifiques avec les moyens et les évolutions technologiques. Les objectifs scientifiques visés peuvent également évoluer. C’est ainsi que l’on a vu apparaître depuis le tsunami de Sumatra en décembre 2004 un quatrième volet dans les applications du réseau GLOSS lié aux événements extrêmes (tsunamis et ondes de tempête).

Les contacts nationaux sont désignés par le Comité National de la COI de chaque pays participant au programme. En France, Guy Wöppelmann (Université de la Rochelle) est le contact national depuis 2004. Il a succédé à Christian Le Provost (LEGOS, Toulouse). Le rôle des contacts nationaux est de préparer les synthèses des actions menées dans leur pays, et de dresser un état des stations pour lesquelles leur pays s’est engagé. Voici les derniers rapports présentés pour la France :
- Rapport de la France au VIII GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-17 octobre 2003.
- Rapport de la France au IX GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 24-25 février 2005.
- Rapport de la France au X GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 5-8 juin 2007.
- Rapport de la France au XI GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-15 mai 2009.
- Rapport de la France au XII GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 9-11 novembre 2011.
- Rapport de la France au XIII GLOSS GE Meeting, PSMSL, Liverpool, 30 octobre - 1er novembre 2013.
- Rapport de la France au XIV GLOSS GE Meeting, National Institute of Oceanography, Goa, 19 - 23 octobre 2015.
- Rapport de la France au XV GLOSS GE Meeting, Columbia University, New York, 7-8 juillet 2017.